d'essence de la décadance
décence des cadences
d'ébauche de l'indécence
débauche d'un des sens
l'art de comencer par un poème.
la tempète fait rage
et le souffle me dénude
arrache ma peau, mon ouvrage
pour exposer la chair areique
une aquarelle ommise
jugement dernier de mes organes
géhenne des hyennes
qui viennent dévorer le cadavre de mon envellope
le sang coule en sillons
embellis mes pieds blèmes
colore l'herbe qui se couche
le vent fouette la chair indigeste
le corps affronte l'orage
continue d'avancer
et l'allégresse de la douleur
fait bleuir mon coeur
le corps se heurte au rafales
qui arrachent mes morceaux de viande
festin des monstres sous mon lit
ma carcasse se déshabille
face à la révolte du ciel
mais les jambes ne plient pas
et le poing se ferme
les lèvres se gercent et craquellent
language du froid
le typhon siffle dans mes oreilles,
qui s'arrachent, mènent le dictat du sourd sepulcre
les os éclatent , mais la sourde viande les retiens
ils ne s'enveleront pas
le corps s'acharne et marche
le vent emporte les thébaides
les cheveux se déracinent,
et ponctuent le ciel du crin de la colère
car le poing se serre et saigne
le corp force, se raproche pas à pas
de l'excavation sombre, écho de l'orage
plus que quelques jalons
la rage du souffle rale,
décloue les yeux des orbites
mais ne desserre pas les poings
la tête aveugle sait ou elle vas,
et les jambes épluchées la porte
là,
le vide apelle les entrailles,
le vide réclame la substance
le vide siffle dans l'ame,
le pantin sans exuvie se ravage,
s'enrage
le prurit se propage jusqu'a la gorge
qui hurle ses doléance
et le corps s'élance
et tombe dans le vide.